Au-delà des coulisses
Au-delà des coulisses
EXPOSITION
- 4 juin > 26 juillet 2019 / Théâtre Golovine, Avignon
- 1 octobre > 20 décembre 2019 / Conservatoire du Grand Avignon

PRESSE

«La photographe a shooté l’instant, celui où la barrière tombe et laisse entrevoir l’être, tel qu’il est. Un beau travail à saluer.» Laurent Bourbousson, Ouvertauxpublics.fr

«Entre deux spectacles, il convient d’admirer les portraits saisissants d’Alexandra de Laminne...ils aimantent vos regards. C’est irrésistible !» Danièle Carraz, La Provence

«On y découvre des portraits (...) bien cadrés avec ce grain particulier qui marque toute cette exposition. (...) Les couleurs rehaussent les intentions. La prise de vue choisie par Alexandra de Laminne apporte aussi une spécificité à ces photographies qui touchent, intriguent. Les images exposées révèlent une belle sensibilité qui marque le visiteur pourtant tout occupé à son planning de spectacles.» Emmanuel Serafini, Le Bruit du Off

«Avec sensibilité, la photographe a su capter des regards, des visages, des expressions, des parcours. S’en dégage «quelque chose d’intuitif, d’authentique» entre lumière et poésie.» Françoise Arnaud, Vaucluse Matin


PRÉSENTATION

Le premier lieu avignonnais dédié à la danse et à son rayonnement, depuis plus de 40 ans ; une photographe liée au mouvement par diverses professions et pratiques, depuis bientôt 20 ans ; puis entre le Théâtre Golovine et Alexandra de Laminne, une rencontre dont les désirs allaient concorder et s’étendre sur l’ensemble de la saison 18-19 pour s’y dévoiler à l’été.

S’y sont exposés les moments suspendus, habituellement hors de vue des spectateurs, au creux desquels la photographe en résidence a posé son regard sur le lieu et ses spectacles, évènements ou ateliers ; des présences et mouvements de chorégraphes, danseurs, pédagogues et autres invités du théâtre, mus en photographies par les gestes d’un corps qui se sent lui aussi engagé par et dans la danse.

Le regard d’Alexandra sur le corps dansant est aussi empreint de la sensibilité qu’ont développée en elle ses diverses pratiques corporelles: la marche, la danse, le yoga, le shiatsu et la médecine énergétique chinoise. Ainsi, pour elle, la danse part-elle (et parle-t-elle) de corps qui se constituent tous des mêmes matières et qu’anime un souffle commun ; par elle, se constitue et s’anime un langage partagé, qui passe les frontières, physiques ou psychiques. C’est donc ce langage corporel et non-verbal, parfois presque invisible, que la photographe, intuitivement, saisit et traduit en images, par une approche délicate qui cherche la simplicité et la fluidité d’une danse.

C’est ainsi que, telle une danseuse, son boîtier à la main, la photographe a approché les moindres recoins du Théâtre Golovine en quête de moments lumineux et poétiques à capter.

Rencontrant chacune des équipes que la saison a vues passer, elle réalise le portrait de chaque personne, à la fois sur la terrasse et dans cette mystérieuse salle en friche du 1er étage, aux murs couverts de vieux papiers peints et à la toiture qui fuit, dont le public pourra découvrir la charge historique et poétique. Entre deux répétitions, dans ces furtifs face-à-face, la photographe cherche la grâce en quelques clics. Elle improvise et s’adapte à la lumière du moment, ouvre les fenêtres pour jouer avec elle et sa puissance révélatrice. Et les modèles se prêtent à ce jeu qui, dans la confiance, permet de se donner autrement qu’en représentation : dans la simple présence des corps.

Ses images révèlent des visages, des gestes, des corps, des regards, des histoires, des êtres, dans les intervalles desquels se glissent des moments intimes, sensibles, poétiques.

S’en dégage une série éclectique, de petits, moyens et grands tirages, sobrement accrochés aux murs. Les corps comme les photographies résonnent les uns avec les autres, se répondent par la vibration, dans l’émotion. Et le silence.

Texte de Caroline Saugier, chercheuse en Arts du spectacle
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